Mission Mexique // Part. 7 Tulum

Article écrit par Jo l’amoureux

Alors comment résumer cette ville de Tulum…C’est une ville par laquelle il faut mieux commencer ses vacances que les finir. Je m’explique…

L’hôtel Loto Tulum Appartments

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L’hôtel est très agréable, une petite piscine privée fait face à un petit bâtiment de 2 étages. De part et d’autres de l’escalier central, il y a 2 appartements ce qui nous fait un total de 6 appartements, le compte est bon Jean Pierre ! Un petit lotissement avec tout le confort : cuisinière, frigo, douche à l’italienne, chambre parentale avec lit King Size, mais que je vais être bien moi ! Enfin ça c’est avant de tester une première nuit, et effectivement c’est ce que je craignais, que le lit mesure 1m40 ou 2m de largeur, Agnès arrive à occuper toujours les 2/3 du lit, c’est fou non ? Si vous aussi êtes dans le même cas que moi avec votre chérie envoyez : Canard au 3636.

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La ville de Tulum

Pour visiter la ville tu n’as pas grand choix, il y a une grosse route à double sens, à 3 voies qui plus est, traversant de part en part ce petit bled. Tu te dis allégrement que tu vas emprunter les trottoirs pour rejoindre El centro de la Ciudad, mais erreur ! Au Yucatan le trottoir est un luxe que l’on ne peut s’offrir, alors tu slalomes entre les arbres, les 4×4, les mares d’eau… On en parle 5 minutes des marres d’eau ? En France, lorsqu’il pleut, j’entends normalement (pas lorsqu’il y a l’inondation centennale qui te tombe sur le coin de l’œil), tu constates que les bords de route sont plein d’eau qui s’écoule gentiment jusqu’au caniveau… Mais à Tulum, premièrement t’as pas de caniveau et deuxièmement t’as pas de trottoirs, donc lorsqu’il pleut en 5 minutes, l’équivalent de ce qu’on peut avoir chez nous en 3 mois, autant te dire que tu sors ta pirogue pour te promener.

Ensuite pour trouver un restaurant dans lequel tu ne prends pas l’air des camions qui passent, et qui reste assez typique, c’est-à-dire, dont les prix affichés semblent approcher ce qu’un mexicain local pourrait se payer, c’est à l’image du jeu géocache, il faut de la patience, une bonne dose de curiosité, et un petit coup de chance.

Day 12 & 13 / La plage d’Akumal

On avait déjà pu le remarquer le long des bords de la lagune de Bacalar, ça se révèle une nouvelle fois à Tulum, le nombre de Ressort, d’hôtels, de restaurant qui ont fait privatisé l’entrée de la plage, c’est impressionnant. Du coup, pour atteindre le sable du bout des orteils quelques astuces :

Prendre un cocktail directement sur la plage

La solution la plus chère mais la plus rapide.

tulum - akumal playa

Marcher jusqu’à un accès publique

La plus économique sauf si tu décides de te taper toute la côte en voiture
étant donné que tu t’es garé pile poil à 4,5 kilomètres du seul accès qui existe.

tulum - akumal playa

Rentrer dans des résidences qui donnent direct sur la plage

La plus pratique, même s’il ne faut pas hésiter parfois. Et en même temps, on a pu remarquer avec cette dernière stratégie que les résidences de bord de mer sont loin d’être pleine de monde, nous ne nous sommes pas posés la question longtemps et j’en arrive donc à mon prochain point…

Les sargasses

Mais heu dites moi qui a bien pu inventer cette merde ! Excusez-moi mon ton grossier pour une fois, mais c’est littéralement le mot qui me vient en tête lorsque je vois ces superbes plages de sable fin envahies par ces tonnes d’algues brunes à l’odeur acre et amer. Donc ces bancs d’algues brunes tissés en rang serrés, dont l’épaisseur peut atteindre un mètre et peut s’étaler jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres dégagent de l’ammoniac et de l’hydrogène sulfuré. Couplés, ces gaz toxiques sentent l’œuf pourri et dégradent les rivages. Ce qui veut dire que pour aller se baigner faut être motivé où ne pas avoir de nez. C’est à se demander comment font les locaux, payés à ramasser à la brouette ce poison marin.

tulum - akumal playa

Heureusement par ci par là nous arrivons à trouver quelques mètres de côtes épargnées pour profiter de la mer des caraïbes, dont le nom autrefois paradisiaque, ne fait finalement plus si rêver que cela.

tulum - akumal playa

tulum - akumal playa

Day 14 / Le temple Zama

Le temple anciennement prénommé Zamá, ce qui signifie « demain » en Toltèque, enfin ça c’est ce qu’on dit après on est sûr de rien. C’est comme les gens qui se font tatouer des signes chinois sur le corps et qui se rendent compte un jour que leur phrase : « ni dieu ni maitre », s’est transformé en nom d’un bouillon pékinois ! Après ça laisse à croire que c’est la vérité car le temple principal, que l’on appelle généralement El Castillo, est orienté plein ouest, direct vers la mer et le lever du soleil, donc vers le jour suivant, élémentaire mon cher Watson !

tulum - temple Zama

La visite est plus rapide que les autres car nous n’avions pas pris de guide, faut dire qu’au bout de 4 temples tu commences à bien comprendre la logique, les signes cachés, les couleurs à base d’éléments naturels qui ornent encore quelques fresques, le temple principal orienté selon l’équinoxe, les cenotes cachés et sans oublier les iguanes, les véritables vedettes de la visite, à croire que l’on aurait plus de succès en visitant des animaux en cage ? Ah bah oui ça existe déjà ce sont des zoos…

tulum - temple Zama

La première particularité de ce temple, c’est une impressionnante muraille qui encadre le site, plus de 7 mètres d’épaisseur, sur une hauteur de 3 à 5 mètres, vous me direz : « eh mais c’est ridiculement bas ? » et vous aurez raison, mais le mexicain taille petit, sachant que l’homme à tendance à grandir au fil des générations, je pense qu’à cette époque cette muraille devait ressembler à une montagne pour les toltèques.

tulum - temple Zama

La deuxième particularité, c’est un accès direct sur la mer avec une vue impressionnante sur plusieurs kilomètres, ou devrais-je dire, plusieurs milles marins. Faut s’imaginer la tête des indiens lorsque sont apparus les conquistadors depuis leurs grands voiliers, armés jusqu’aux dents, je pense que ça devait pas loin de la tête de ma femme lorsqu’elle attend un colis Amazon.

tulum - temple Zama

En bref, un petit site sympathique mais comme peu d’édifices présents, du coup beaucoup de monde au mètre carré et des bâtisses en grande parties détruites, il ne fera pas parti de notre top 3. Petite info utile, si tu cherches à éviter le stationnement payant, sur la grande avenue juste avant d’entrer dans le site, tu as un petit restau local avec une zone défraichie derrière, tu peux t’y mettre, j’ai demandé au responsable, cela ne lui posait aucun souci.

Day 14 / Rencontre avec les tortues

tulum - plage akumal tortue

Nous n’allions pas rester bredouille face à la menace sargasse de l’océan et nous avons tout de même décidé d’aller voir les tortues. Direction une nouvelle fois la plage d’Akumal à quelques kilomètres au nord de Tulum, réputée pour être le lieu privilégié pour la ponte des chélonidées, ouai je sais j’aime me la raconter avec des termes latins. Après avoir essuyé un premier échec sur une plage pas trop bordée d’algues, et sur les conseils d’un couple d’américains, direction une zone protégée où tu paies 100M$ pour avoir droit d’entrer, d’utiliser les sanitaires et les douches, et de te baigner dans une zone de baignade… Comment ça une zone de baignade ? Oui vous avez bien lu, un périmètre natatoire dans lequel faire mumuse avec 20 centimètres d’eau ! Mais alors elles sont où les tortues ? Bah tu vois la zone un peu plus loin là-bas ? C’est là où elles sont, mais pour ça tu devras payer 500M$ par tête, pour quelques minutes en compagnie d’un guide et de gilets de sauvetage très saillants. Et à ce moment là tu as la chanson des inconnus qui résonnent en toi : « pas possible que t’en réchappes nous les sommes les frères qui rapetout ! »

tulum - plage akumal tortue

Donc si je résume la situation, nous avons payé un droit d’accès qui te donne accès à des chiottes près de l’eau où tu peux payer en plus si tu veux hypothétiquement voir des tortues, et comme si ça ne suffisait pas, pour se souler et oublier ce lieu, tu n’as qu’un seul bar pour les milliers de personnes qui s’apprêtent à poser leur fessier sur cette plage… Bon on part quand ? oh les filles s’amusent à vider la mer des sargasses, bah on va attendre un peu alors.

17h. L’heure où tu ranges tes serviettes le cœur serré de t’être une nouvelle fois fait berné par le système. Tu relis une dernière fois les commentaires sur Trip Advisor des gens qui commentent outrageusement cette plage, et tu ne comprends toujours pas d’où proviennent les supers commentaires élogieux des touristes qui se flattent d’avoir rencontrés gratuitement des tortues…

Attention ! Les lignes qui vont suivre sont susceptibles
de spoiler le business de la mafia des guides locaux.

17h. C’est également l’heure à laquelle les guides ne font plus de visites, le gardien des zones protégées qui se baladaient en canoë est parti, c’est alors que tu vois apparaître quelques nageurs dans la zone interdite. Et là tu te dis, tel un enfant à qui on aurait interdit de jouer aux billes dans la cour et qui voit ses copains y jouer : « mais pourquoi ils ont droit eux ? », alors tu enfiles rapidement tes palmes et ton masque et zou ! Tous à l’eau ! Et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire tu te retrouves enfin face à cette carapace mouvante.

tulum - plage akumal tortue

L’allure est paisible, l’animal broute l’herbe du fond, sans se soucier des curieux qui le prennent en photo, émerveillés. De temps à autre il remonte à la surface pour reprendre une inspiration et hop il repart, te narguant à peine dans ses prouesses apnéiques.

Finalement l’astuce dont personne ne parle dans aucun blog, (ne perdez pas votre temps j’ai retourné le net en long en large et en travers), à croire que les bloggeurs ont signé un contrat de confidentialité avec les guides locaux, il suffit de patienter tranquillement que les agents de la zone cessent leurs activités et tu te fais plaisir !

Alors certes la lumière n’est peut-être pas à son paroxysme, tu dois rajouter des ISO ou jouer sur la vitesse d’ouverture, mais si tu ne t’appelles pas Agnès, tu nages dans le bonheur, sans jeu de mot. Et pour tout vous dire, même Agnès ne savait plus où donner de la tête, il a fallu l’attacher à la boule de remorquage pour la sortir de l’eau.

Nous nous couchons la tête vers les étoiles, les yeux emplis de carapaces. Tulum ne restera pas une étape particulièrement mémorable de par sa ville mais en revanche les tortues resteront un moment gravé dans la tête de chacun.

tulum - plage akumal tortue

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1 Comment

  1. Répondre

    Mamidine

    5 septembre 2018

    Très beau récit on s’y croirait bravo Jo j adore ta façon d écrire c est vivant ….☺️😍👍

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