Mission Canada // Part. 13 Mont Saint Jean – Perce

9h45 : Oui alors je sais ce que vous vous dites : « ouai menteur, t’abuses, t’es pas de Marseille, faut toujours que t’exagères ! ah bah bravo les parents de laisser votre enfant s’occuper seul pendant tout ce temps ! » Bon déjà on se calme on n’a pas élevé les orignaux ensemble (oui on dit orignaux et pas orignals comme on dit pas des chevals), et puis si vous aviez passé la nuit à être réveillé par la pluie, le grattage de boutons de moustiques, le confinement assez restreint du camping car et les cauchemars d’Emy, vous vous seriez réveillé à 14h du matin alors je trouve qu’on s’est même réveillé trop tôt pour notre part.

11h : Le camping car est nivelé, les ventres sont remplis, les vessies sont vidées, tout le monde est calé on peut y aller ! Eh merde on a oublié de fermer une trappe en haut ! Eh crotte faut installer l’ordi pour Emy pour qu’elle regarde un dessin animé ! Eh zut faut jeter les coupelles restées prés de l’évier qui menacent de tomber ! Oui même après tant de temps passé dans ce véhicule on continue de se faire des petites surprises comme ci comme ça, ça permet de briser le quotidien.

11h45 : La pluie ne s’arrête pas ! La radio annonce du mauvais temps jusqu’à demain. Agnès me propose de zapper l’étape : Parc de Forillon, étant donné qu’on ne pourra ni profiter de la vue ni sortir sur la plage, sage décision ! Dis donc ça la réussi de ne pas être connecté à internet, elle cogite plus rapidement, en fait je dirais que lorsque son portable n’a pas de réseau c’est elle qui est en 4G, bon à retenir !

Mont Saint Jean - Perce

12h30 : Pause étape à Gaspé. Après avoir galérer à se parquer, nous entrons dans le restaurant ‘la Brulerie des artistes’ à la déco si particulière ! Cette bâtisse, ancien poste de traite, ancienne mairie, ancienne poste, est aujourd’hui un restaurant incontournable. L’accueil est de suite chaleureux comme d’habitude. Emy prend des pâtes bolognaises, Agnès un panini au poulet et moi le menu du jour : un sandwich aux crevettes sauce guacamole dans du pain brioché le tout servi avec un breuvage, la bière Pit Caribou, je peux pas être plus typique. Je me permets le luxe de rajouter en entrée, sous les conseils de la serveuse, des nachos chauds recouverts de fromage fondu, hum ça promet. Tout autour du restaurant se prépare dans les rues un festival de musiques du monde, dommage que nous ne puissions pas en profiter ! En plus avec ce temps ça promet d’être vraiment galère. Le repas est servi, c’est succulent ! Même les nachos que Emy faisait mine de ne pas aimer on finit par voler en éclat dans nos palets ! ça valait la peine de s’arrêter ici pour une petite pause. En dessert nous ne flanchons pas, la carte fait saliver rien qu’à lire le descriptif des cafés, c’est un peu le principe de ce restau ‘la brulerie des artistes’, si ici il n’y a pas de café digne de ce nom je vois pas où je pourrai en trouver. Emy prend un gâteau au chocolat, tiens que c’est original, Agnès un café latté et moi un financier avec Café au chocolat et mangue. Bon le financier c’est plutôt un quatre-quart mais le gâteau au chocolat c’est une dinguerie, fondant dessus et dessous le croustillant des céréales sublime le tout, un régal !

Les cafés sont très bon, mais finalement avec cette dose de sucrée dans la bouche, un simple expresso aurait suffit.

Nous délaissons le restaurant satisfait d’avoir suivi un bon conseil encore une fois du routard, et nous flânons un petit peu dans la ruelle du festival. Des petites échoppes proposent ce que peuvent proposer les éternelles échoppes présentes au marché de noël à la défense, sur les champs, le long des plages de Barcelone, derrière les berges de Lacanau, c’est à dire des produits inutiles qui te donneraient envie de les acheter mais lorsque tu les as tu te demandes : « mais pourquoi je l’ai acheté ? ».

La pluie s’amène encore une fois et nous terminons notre balade par un saut au petit centre commercial.

15h : Nous rejoignons notre véhicule et nous mettons les voiles pour Percé sous une pluie battante, hum ça rappelle la Bretagne ! Quelle chance d’être parti en été, j’imagine même pas en automne, c’est un canoë qu’il aurait fallu louer pas un camping car.

Mont Saint Jean - Perce

16h30 : Arrivée sous une pluie diluvienne, je me risque à sortir pour atteindre non sans mal, l’accueil du camping. Je demande s’il reste de la place pour mettre mon camping car sur pilotis car je crains de partir avec la prochaine marée à ce rythme là ! Bon visiblement ils n’ont pas prévu ce genre de demande, je me satisferai donc d’un emplacement classique. Agnès est heureuse on a presque du wifi, mais la météo semble vouloir contrarier ces plans de connection, on réclamera un remboursement demain matin ! Le temps de brancher le VR (pour Véhicule récréatif n’oubliez pas), et nous voici motivés, enfin j’écris nous mais à ce moment là faut exclure Emy de l’ambiance : « ouai super fun on va se balader sous la pluie ! », à ce moment là Emy est plutôt en mode : « je veux squatter le canapé face à un bon film ». Après avoir usé de nos talents de persuasion, nous voici parti, arpentant la rue principale du village. On fait un sport bien connu dans les lieux balnéaires : le slalom géant de magasins de souvenirs. On passe d’un magasin à l’autre en essayant de trouver les sept différences, et croyez moi, ils ont beau être proches les uns des autres, ce n’est pas si facile de ne pas trouver de points communs derrière ces vitrines.  Il a fallu se rabattre sur les différences de couleur de tapis d’entrée, des murs et autres artefacts. Sur le chemin du retour je m’en vais réserver une place pour une sortie plongée dans ce fameux site que j’avais contacté par mail avant de partir et qui fut le seul à me répondre par l’affirmative, malgré mon niveau 1 : « désolé les gars de ne pas avoir passé ma vie à passer des diplômes de plongée, ça arrive quoi merde !» En plus quand tu vois que personne te demande quoique ce soit sur ton diplôme, aucune carte, aucun certif, je pourrai vraiment prétendre être Jacques Mayol ça serait pareil. Bon j’espère juste que le temps va se calmer pour qu’il me confirme la sortie, ça serait super cool !

20h30 : Emy commence à maitriser les bases de la bataille navale, c’est cool on va pouvoir élever le niveau des jeux de société et faire le plein de coccinelles, de fleurs et d’abeilles ! Un peu de guerre dans ce bas monde ça ne fait pas de mal ! Pour ma part ça ne changera pas grand chose, j’ai toujours aussi peu de chance ! C’est ma deuxième défaite…

23h30 : Premier épisode de la série Scandale. C’est pas mal, faut attendre de voir comment chaque personnage va prendre une place bien définie avec ses propres caractères afin de pouvoir s’attacher véritablement à la série, mais c’est prometteur. Ça va bien nous caler jusqu’au retour. Déjà la fin de semaine qui s’amène, ce que je craignais arrive, à partir de la deuxième semaine les jours défilent beaucoup plus vite, faut vraiment profiter de chaque instant même si la fatigue du voyage s’accumule également et qu’une certaine routine s’installe, il faut savoir conserver cet œil neuf qui vous permet de contempler le paysage comme si c’était la première et dernière fois ! Bon mais avec un peu moins de pluie ça aiderait, alors là-haut on se bouge le cul et on arrête de mouiller le maillot ! Garder la pluie pour nos journées sombres d’hiver.

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